« POUR ÊTRE SOCIALISTE » (1919)
Publié en 1919 dans l’Humaniste, puis en brochure en septembre 1919, au début de la campagne électorale, ce texte a été écrit pour son fils, Robert, et à l’intention des jeunes gens et des jeunes filles. Léon Blum traite des origines morales et sociales du socialisme. 1919 est l’année où les socialistes découvrent dans les congrès du PS l’orateur Léon Blum. D’abord, le 21 avril, lors d’un congrès extraordinaire, il présente le programme d’action du parti, puis lors du congrès extraordinaire des 11 au 13 septembre à l’occasion duquel Léon Blum prononce le discours d’orientation générale Léon Blum se montre déjà très attaché au souci d’unité du parti. « De quoi est né le socialisme ? De la révolte de tous ces sentiments blessés par la vie, méconnus par la société. Le socialisme est né de la conscience de l’égalité humaine, alors que la société où nous vivons est toute entière fondée sur le privilège. Il est né de la compassion et de la colère que suscitent en tout cœur honnête ces spectacles intolérables :
la misère, le chômage, le froid, la faim, alors que la terre, comme l’a dit un poète, produit assez de pain pour nourrir tous les enfants des hommes, alors que la subsistance et le bien être de chaque créature vivante devraient être assurés par son travail, alors que la vie de chaque homme devrait être garantie par tous les autres. Il est né du contraste à la fois scandaleux et désolant, entre le faste des uns et le dénuement des autres, entre le labeur accablant et la paresse insolente. Il n’est pas des mobiles humains, mais de la justice et de la pitié qui sont les plus nobles. Je n’entends pas soutenir, vous le comprendrez bien, que tous les sentiments généreux et désintéressés de l’âme humaine ne se sont manifestés dans le monde qu’avec les doctrines socialistes. Ils sont plus anciens s’ils ne sont pas éternels. L’instinct de justice, de solidarité, de moralité humaine qui trouve aujourd’hui son expression dans le socialisme a, tout le long de l’histoire, revêtu d’autres formes et porté d’autres noms. C’est cet instinct qui a fait la force des religions modernes, puisque toutes, à leur naissance, dans leur première phase de prosélytisme populaire, se sont tour à tour adressés à lui. Un encyclopédiste du XVIIIe siècle, un jacobin de la Convention, un démocrate de 1830 étaient probablement mus par les mêmes sentiments qui font aujourd’hui le ressort et la force vive de notre action. Mais
– là est le point essentiel
– la foi socialiste est la seule de cet instinct universel qui réponde exactement aux conditions actuelles de la vie sociale, de la vie économique.
Toutes les autres ont été dépassées par le cours des temps. Toutes les autres sont discordantes et retardataires. Que ceux qui s’y obstinaient de bonne foi le comprennent et viennent à nous. Le socialisme est donc une morale et presque une religion, autant qu’une doctrine. Il est, je le répète, l’application exacte à l’état présent de la société de ces sentiments généraux et universels sur lesquels les morales et les religions se sont successivement fondées. »
LE FEMINISME - LE SEXISME…
DESINTOXICATION
Difficile de parler de féminisme sans aborder la notion de sexisme et donc de discrimination. La présence des femmes dans des domaines traditionnellement occupés par les hommes dérange encore. En politique, dans les organisations syndicales, dans les médias ou sur les réseaux sociaux, les femmes qui prennent la parole publiquement s’exposent à des commentaires virulents. Bref, en 2015, malgré des révolutions féministes et de nombreuses campagnes de sensibilisation, le sexisme est toujours bien vivant. Etre un-e délégué-e syndical-e CGSP ADMI, c’est s’opposer et lutter contre toutes formes de discrimination. Nous sommes de gauche, nous sommes des délégués syndicaux CGSP ADMI et donc nous sommes féministes. Source du droit :
Loi anti-discrimination du 10/05/2007, entrée en vigueur le 09/06/2007 et publiée le 30/05/2007. Directive 2000/78/CE du conseil du 27/11/2000 portant création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail.

JE TRAVAILLE, MAIS JE RAME…

Avoir un emploi n’est pas toujours une protection suffisante face au risque de pauvreté. Ainsi, aujourd’hui, en Belgique, 4,5% des travailleurs sont à la limite de la pauvreté !
Leur salaire net est inférieur, ou à peine supérieur, au seuil de pauvreté (fixé à environ 1000€ par mois pour un isolé). 4,5% des travailleurs, ça représente tout de même 220.000 personnes. Les premières victimes du travail précaire sont évidemment les travailleurs les moins armés : celles et ceux qui sont le moins qualifiés, celles et ceux qui sont les plus discriminés dans la société, et bien sûr celles et ceux à qui on attribue traditionnellement des tâches extra-professionnelles difficilement compatibles avec un emploi de qualité. Donc majoritairement les femmes. L’emploi féminin se concentre sur un nombre très restreint de métiers et de secteurs (Horeca, services aux personnes, grande distribution), généralement moins valorisés et moins rémunérés que les emplois dits « masculins ». Aussi, selon les statistiques de l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes de 2011, sur l’ensemble des femmes salariées, 44,3% travaillent à temps partiel (pour seulement 9,3% des hommes). Rappelons qu’en moyenne, les femmes gagnent, par an, tous secteurs confondus et indépendamment de la durée du travail, 23% de moins que les hommes… Sources :
Le site du Service Public Fédéral – Direction des Elections Les femmes prévoyantes socialiste « outils et publications » Oust les stéréotypes
Le stéréotype qui revient continuellement est celui qui véhicule la féministe comme « laide, frustrée et sans aucun humour ». Autant de qualificatifs aussi subjectifs qu’obscurs. L’histoire nous apporte pourtant la preuve du contraire à de multiples occasions ! A titre de simple exemple, prenons le Mouvement de la Libération de la Femme (MLF), et sa banderole sous l’Arc de Triomphe « Il y a plus inconnue que le soldat inconnu : sa femme »
Le Manifeste
KARL MARX & FRIEDRICH ENGELS
Outre l’influence des premiers socialistes avant 1848, il me semble judicieux de mentionner Karl MARX et Friedrich ENGELS, expulsés d’Allemagne pour leurs agissements révolutionnaires. Ils se réfugient d’abord en France. Ils viennent ensuite en Belgique où leurs idées auront sur le mouvement ouvrier une portée considérable et telle qu’elles dominent toujours le socialisme contemporain.

MARX et ENGELS dénoncent comment leurs prédécesseurs, les injustices sociales, économiques et politiques. Mais ils marqueront le XIXème siècle de l’idée que les masses prolétariennes rompent avec le socialisme utopique des années précédentes et posent une action nette de revendications.

Ils proposent également une lutte des classes organisées. Ils donnèrent à la doctrine ouvrière une forme scientifique en basant l’explication de la société sur le matérialisme et non plus sur une simple métaphysique.

MARK illustre la doctrine par une analyse historique montrant que les rapports humains furent toujours basés sur des rapports de production, en relation avec les progrès techniques déterminant le niveau de vie des individus.

Mais quel que soit le degré de technicité, la lutte des classes est toujours présente. En effet, alors que les capitalistes, dont la ligne d’action est le profit seul forment une oligarchie concentrationniste, les travailleurs se réuniront à leur tour pour organiser la Révolution, vaincre la domination propriétaire et rendre à la collectivité les moyens de production, les instruments de travail.

MARX et ENGELS font part de leurs conceptions et méthodes sur des circulaires envoyées aux différents groupes socialistes (de Londres, de Paris, d’Allemagne, …) et surtout dans un ouvrage publié en 1848 et édité chez nous au moment où se produisait la révolution de Paris.

LE MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE
C’est à Bruxelles – où il débarque en février 1845 – que MARX Karl conçoit le « Manifeste du Parti Communiste, ce texte qui traverse le XIXème siècle comme un trait de feu, en laissant sur son passage des flammèches qui embraseront le monde ouvrier.

C’est un langage nouveau qu’emploi MARK ; les rêves, les utopies, les naïvetés sont terminés. Le Socialisme prend visage :
« Il est grand temps que les communistes exposent à la face du monde entier, leurs conceptions, leurs buts et leurs tendances ».

MARK affirme que « L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes ». Et il termine le « Manifeste » par ces mots qui constituent la base de combat la plus étincelante qui peut naître dans l’esprit du prolétariat : « Que les classes dirigeantes tremblent à l’idée d’une révolution communiste ! Les prolétaires n’y ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à y gagner.

PROLITARIES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !

Les contemporains de MARX ne s’en sont pas rendu compte, mais ce révolutionnaire, indésirable dans presque tous les pays, chassé de partout, banni, sans moyens financiers, a permis au mouvement ouvrier de redresser la tête et de prendre conscience de sa force et de ses multiples aliénations qui l’empêchaient de revendiquer ses plus élémentaires droits à une vie digne.
IL Y A 72 ANS, LES FEMMES OBTENAIENT LE DROIT DE VOTE
LA PARITE DANS LE DROIT CONSTITUTIONNEL

Si la France a été l'un des premiers pays à établir le suffrage universel masculin en 1848, il a fallu attendre près d'un siècle de plus pour voir les femmes accéder au suffrage et à l'éligibilité, le 21 avril 1944. Retour sur un long combat alors que la sous-représentation des femmes en politique est toujours d'actualité.

Un peu d’histoire :
En 1876, Hubertine Auclert fonde la société Le droit des femmes qui soutient le droit de vote pour les femmes et qui devient en 1883 Le suffrage des femmes.

En 1897, Millicent Fawcett fonda l'Union nationale pour le suffrage féminin (National Union of Women's Suffrage) pour obtenir le droit de vote pour les femmes. Espérant y parvenir par des moyens pacifiques, Fawcett donna des arguments pour convaincre les hommes, seuls à avoir le pouvoir de donner le droit de vote aux femmes. Elle mit en évidence par exemple que les femmes devaient obéir aux lois et donc devraient avoir le droit de participer à leur création.

En 1903, Emmeline Pankhurst fonda l'Union sociale et politique féminine (Women's Social and Political Union, WSPU) et avec ses deux filles Christabel et Sylvia ainsi qu'un groupe de femmes britanniques rapidement nommées suffragettes, commença une bataille plus violente pour obtenir l'égalité entre hommes et femmes.

En 1905, Christabel et Annie Kenney furent arrêtées pour avoir crié des slogans en faveur du vote féminin lors d'une réunion politique du Parti Libéral. Elles choisirent l'incarcération au lieu de payer une amende. Ce fut le début d'une suite d'arrestations suscitant la sympathie du public pour les suffragettes. Celles-ci se mirent à brûler des institutions symboles de la suprématie masculine qu'elles combattaient : une église ou un terrain de golf réservé aux hommes par exemple.

Des grèves de la faim suivirent dans les prisons. La police tenta de les obliger à manger, mais cela ne les arrêtait guère. Le gouvernement répondit sans succès avec la loi dite « Chat et Souris » (Cat and Mouse Act, officiellement The Prisoners (Temporary Discharge for Ill Health) Act 1913) : quand une gréviste devenait trop faible, elle était relâchée, puis réincarcérée une fois sa vie hors de danger. Les suffragettes eurent ce qu'elles considérèrent comme leur première martyre en 1913 quand Emily Davison fut tuée en tentant d'arrêter le cheval du roi George V, qui participait à un derby
JEAN JAURÈS
Jean Jaurès est l’une des figures majeures du socialisme français. Orateur brillant, cet homme politique prit la défense des plus faibles, des ouvriers des mines jusqu’au capitaine Dreyfus.

De l’enseignement à la politique
Né à Castres en 1859, Jean Jaurès provient d’une famille bourgeoise. Il fait de brillantes études, arrive premier à l'Ecole Normale Supérieure (1878) et troisième à l'agrégation de philosophie (1881). Il devient professeur de philosophie au lycée d'Albi en 1881 et se marie avec Louise Bois cinq ans plus tard.

Jean Jaurès fait ses premiers pas en politique à 25 ans. Il choisit le camp républicain et est élu député à Castres en 1885. Battu aux élections de la circonscription de Carmaux (Tarn) en 1889, il reprend son poste d’enseignant à la faculté de Toulouse. Trois ans plus tard, il devient docteur en philosophie avec sa thèse De la réalité du monde sensible. Il rédige ensuite sa monumentale Histoire Socialiste de la Révolution Française avant de se représenter aux élections municipales de 1890.

Des combats pour plus d’humanité
La grève des mines de Carmaux en 1892 plonge Jaurès dans la réalité de la classe ouvrière et le convertit au socialisme. Il est élu, grâce au soutien des ouvriers, député de la ville minière de Carmaux. Il conserva ce siège de 1893 à sa mort (sauf entre 1898 et 1902). Jaurès intervient de nouveau pour défendre des ouvriers dans la grève des verriers de Carmaux. Jaurès propose la création d'une autre verrerie sous la forme d'une coopérative ouvrière. Elle est fondée en 1896 à Albi.

Jaurès publie de nombreux articles pour défendre le socialisme dans la Dépêche de Toulouse et dans L'Humanité, journal qu'il fonde en 1904. Pour lui, "Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage". Après avoir dans un premier temps condamné Alfred Dreyfus, Jaurès s’emploie à le défendre. Il met toute sa verve au service de sa cause et s’oppose à plusieurs reprises à Jules Guesde.

En 1905, il participe activement à la fusion des deux partis socialistes français, donnant naissance à la S.F.I.O (Section Française de l'Internationale Ouvrière). Il contribue à développer l'unité ouvrière avec la C.G.T et à favoriser le dialogue entre les partis et les syndicats.

Une vie écourtée
Jean Jaurès était un homme d’idées. Profondément pacifiste, ses discours le rendirent impopulaire à la veille de la Première Guerre mondiale. Son désir de réconciliation entre les peuples est perçu par ses ennemis comme une trahison. Les appels au meurtre furent lancés et entendus. Il fut assassiné le 31 juillet 1914 (trois jours avant le début des hostilités), par un nationaliste, Raoul Villain, au Café du Croissant à Paris. Son meurtrier a déclaré vouloir éliminer "un ennemi de son pays" à la veille de la guerre. Dix ans après sa mort, ses cendres furent transférées au Panthéon, rejoignant ainsi les grands hommes de la patrie.
LES SUFFRAGETTES
Au début du siècle dernier, en Angleterre, des femmes de toutes conditions décident de se battre pour obtenir le droit de vote. Face à leurs revendications, les réactions du gouvernement sont de plus en plus brutales et les obligent à entrer dans la clandestinité pour une lutte de plus en plus radicale. Puisque les manifestations pacifiques n’ont rien donné, celles que l’on appelle les suffragettes finissent par avoir recours à la violence pour se faire entendre. Dans ce combat pour l’égalité, elles sont prêtes à tout risquer: leur travail, leur maison, leurs enfants, et même leur vie. Maud est l’une de ces femmes. Jeune, mariée, mère, elle va se jeter dans le tourbillon d’une histoire que plus rien n’arrêtera…
Le Chiffon Rouge
Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge
Une fleur couleur de sang
Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge
Lève-toi car il est temps

Allons droit devant vers la lumière
En levant le poing et en serrant les dents
Nous réveillerons la terre entière
Et demain, nos matins chanteront

Compagnon de colère, compagnon de combat
Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas
Tu vas pouvoir enfin le porter
Le chiffon rouge de la liberté
Car le monde sera ce que tu le feras
Plein d'amour de justice et de joie

Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge
Une fleur couleur de sang
Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge
Lève-toi car il est temps

Tu crevais de faim dans ta misère
Tu vendais tes bras pour un morceau de pain
Mais ne crains plus rien, le jour se lève
Il fera bon vivre demain

Compagnon de colère, compagnon de combat
Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas
Tu vas pouvoir enfin le porter
Le chiffon rouge de la liberté
Car le monde sera ce que tu le feras
Plein d'amour de justice et de joie
NOUS NE SOMMES PAS DES ASSASSINS !
Alors que le discours dominant actuel voudrait faire passer les organisations syndicales, et tout particulièrement la FGTB, pour d’odieux criminels, la CGSP wallonne affirme son entière solidarité avec les travailleurs liégeois injustement stigmatisés. Si des noms de grévistes sont remis à la Justice, que celle-ci n’omette pas d’y joindre chacun des nôtres ! Distinguer les effets tragiques des causes supposées est une prérogative de l’Etat de droit. Les assimiler d’emblée relève d’un coup de force qui témoigne d’une violence symbolique bien plus agressive que celle mise sur le dos des grévistes. Depuis plus d’un an, des centaines de milliers de manifestants ont exprimé leur opposition aux mesures délétères du gouvernement. Depuis plus d’un an, des milliers de grévistes se battent pour défendre les intérêts de tous les travailleurs. La seule réponse qui leur a été octroyée n’a été qu’un geste de mépris ou une feinte ignorance. Cela ne peut plus durer ! Criminaliser les mouvements sociaux, déclarer illégales toutes formes de résistance enfonce davantage ce gouvernement dans l’engrenage de la répression et n’empêchera qu’un temps, qu’il sait déjà lui être compté, que les travailleurs ne relèvent le front. La CGSP wallonne est et sera de tous ces combats ! C’est forte de cette détermination que la CGSP wallonne dénonce les a priori sur lesquels se base le gouvernement pour renforcer sa chasse aux travailleurs à temps partiel – dont une majorité de femmes – en diminuant de moitié l’allocation de garantie de revenus après deux ans. Alors que toute la politique liberticide de ce gouvernement des droites s’attaque essentiellement aux services publics, à leurs travailleurs et usagers, la CGSP wallonne assure qu’il nous trouvera toujours sur sa route pour contrer ses velléités idéologiques de privatisation des entreprises publiques autonomes.

Gilbert LIEBEN Secrétaire général de la CGSP wallonne GSM 0475/45 07 66
Pierre Heldenbergh
A tous mes ami-e-s qui dénigrent les grèves et le mouvement syndical sur les réseaux sociaux et dans les forums de la presse quotidienne…. SOYEZ COHERENT-E-S, et dites haut et fort que vous ne voulez rien avoir à faire avec ce que ces gueulards rouges ou verts ont obtenu en se mettant en grève, en perdant leur journée de salaire, ou en descendant dans les rues : - DESINDEXEZ vos salaires de ces 40 dernières années, ce sont des méchants grévistes qui ont obtenu que le calcul de vos fiches de paye soit lié à l’augmentation du coût de la vie… - N’acceptez pas de travailler SEULEMENT 38 heures par semaine, ce sont des vilains syndicalistes qui ont extorqué la réduction du temps de travail au prix de milliers de manifestations et d’arrêts de travail… - Et que dire de la pension à 65 ans ou des caisses de solidarité pour les travailleurs sans emploi, BANISSEZ-LES A TOUT JAMAIS, ils sont encore gorgés du « Tous ensemble, tous ensemble » des contestataires du monde entier… - REFUSEZ catégoriquement VOS CONGES PAYES, ils ont été arrachés par la plèbe dans les rues… - Et surtout NE REVOTEZ PLUS JAMAIS, ce droit fleure mauvais un siècle de contestation sociale… Vous qui rêvez tellement d’un monde sans syndicats, toutes les dictatures du monde entier avec leur modèle social tellement enthousiasmant vous ouvrent les bras ! Quant à mes ami-e-s indépendants, petits commerçants, médecins,… n’oubliez jamais que parmi les mains qui vous financent, il y a toutes celles des salariés qui défendent une répartition des richesses décente et une sécurité sociale mieux financée qui vous font vivre également… Au plaisir de vous retrouver un jour dans les rues ou à un piquet de grève,

Pierre Heldenbergh Horrible salarié du socio-culturel légèrement subventionné…
Li Bia Bouquet
(Nicolas Bosret, Compositeur namurois: 1799-1876)
« Li Bia Bouquet » est l'hymne des namurois. Il sera interprété par des chanteurs des 40 Malons, véritables ambassadeurs du folklore et des traditions namuroises www.royalemoncrabeau.be

Refrain
C'est d'mwin li djoû di m' mariadje. Aprèstez, aprèstez tos vos bouquèts. Nos lès mètrans au cwârsadje. Dès bauchèles di nosse banquèt. Mins c'èst l' mène li pus djolîye.
Ossi vraimint dji m' rafîye, è lî doner li bouquèt. Elle aurè li bia bouquèt.

Ç'a stî one saqwè d' drole, l'ôte fîye dj'aveûve one croie. Totaspoûyî, dj'alais sokî, l'amoûr vint m' rèwèyi.
Refrain

Ç'èsteuve mi p'tite Marîye, come èlle èsteûve djolîye, Quénembaras, ç'a stî ç' djoû-là. Qui dj'a signé l'contrat.
Refrain

Adiè totes mès folîyes, dj'intère dins l' confrérîye,
c'è-st-à l'auté, qui dj' va djurer, amour, fidélité.
Refrain

Ç'est d'mwin qu' dji m' boute à pièce. Adiè tote li djon.nèsse. Po comincî, dji m' va satchî, al' cwade à tot spiyî.
Refrain

Refrain:
C'est demain le jour de mon mariage, apprêtez, apprêtez tous vos bouquets.
Vous les mettrez au corsage, des jeunes filles du banquet.
C'est la mienne la plus jolie. Aussi, je me réjouis, de lui donner le bouquet.
Elle aura le plus beau bouquet.

Ce fut une drôle de chose, aussi je vous en cause, tout appuyé, j'allais dormir, l’'amour vint m'réveiller.
Refrain

C'était ma petite Marie, comme elle était jolie, quel embarras !
Ce fut c'jour-là, quand j'ai signé l'contrat.
Refrain

Adieu toutes mes folies, j'entre dans la confrérie, c'est à l'autel, que je vais jurer ! Amour, fidélité.
Refrain

C'est demain qu'on se redresse, adieu toute la jeunesse, pour commencer, je vais tirer à la corde à tout casser.
Refrain
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